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L’Haÿ-les-Roses : naissance d’une centrale photovoltaïque géante

Sur le toit du réservoir d'eau potable d'Eau de Paris ont été déployés quelque 11.800 mètres carrés de panneaux photovoltaïques. La plus grosse centrale de la région sur toiture va alimenter en électricité 500 logements.

De l'électricité produite... sur le toit d'une usine d'eau. Quelques semaines à peine après le vote de son plan Climat Energie, la mairie de Paris a inauguré, fin 2017, la plus grande centrale photovoltaïque d'Ile-de-France sur toiture. En l'occurrence, celle de son usine d'eau potable de l'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne).

Quelque 11.800 mètres carrés de panneaux dont le déploiement, sur la toiture du réservoir d'Eau de Paris, permettra de produire 1.600 MWh/an. « Nous avons un potentiel susceptible d'alimenter 500 logements par an, hors chauffage et eau chaude » estime Hortense Bret, directrice d'ingénierie et du patrimoine d'Eau de Paris. Les travaux, engagés depuis septembre 2016, ont permis de renforcer l'étanchéité du toit et de sécuriser le cheminement de l'eau -le réservoir contient 240.000 mètres cubes d'eau potable- et, celui, très récent, de l'électricité.

installés sur les 20.000 mètres carrés de toiture

Avec ses 20.000 mètres carrés de toiture ensoleillés 1.780 heures par an, le réservoir de l'Haÿ-les-Roses était le lieu rêvé pour déployer une installation d'envergure, et permettre ainsi à la capitale de s'engager encore plus dans le  photovoltaïque , ce qu'elle peine encore à faire complètement, pour des raisons techniques et réglementaires. Paris ne compte que 50.000 mètres carrés de panneaux, dont quelques grands équipements : ZAC Pajol, stade Jean Bouin, le Centre sportif Ladoumègue, ou plus récemment la ZAC de Clichy-Batignolles et Rungis. La ville veut aller plus loin et se fixe comme objectif d'équiper 20 % des toits parisiens en solaire d'ici à 2050. « Nous avons réussi à sortir ces 11.800 mètres carrés malgré un contexte réglementaire compliqué. Il faut saisir chaque occasion », martèle Célia Blauel, l'adjointe chargée de l'environnement et présidente d'Eau de Paris. Le modèle choisi ici est classique : la production électrique est injectée sur le réseau public et vendue à Enedis à un tarif préférentiel garanti. L'objectif est la rentabilité sur vingt ans.

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