Accueil Revue de presse A Paris, des « îlots de fraîcheur » pour rendre la canicule plus supportable

A Paris, des « îlots de fraîcheur » pour rendre la canicule plus supportable

Une étude inédite offre une cartographie des zones de chaleur et de fraîcheur dans Paris et préconise des aménagements urbains pour s’adapter au réchauffement climatique.

LE MONDE | 17.07.2017 à 10h46 • Mis à jour le 17.07.2017 à 14h22 | Par Stéphane Mandard

Lors de l’épisode de canicule de juin, certaines rues de Paris se sont transformées en piscines. Des centaines de bouches à incendie avaient été ouvertes sauvagement, créant des geysers urbains. Heureusement, il existe des techniques moins dangereuses et moins consommatrices en eau pour se rafraîchir lorsque le mercure monte dans le rouge.

Une étude inédite, dont Le Monde révèle les résultats, se focalise sur les « îlots de fraîcheur » à Paris. Jusqu’ici, ce sont surtout les « îlots de chaleur urbains » (ICU) qui avaient retenu l’attention des chercheurs et des pouvoirs publics. Un phénomène dû à la densité du bâti et à une minéralité excessive qui ne permet plus aux grandes villes de se refroidir la nuit. Ainsi, une étude publiée le 29 mai dans la revue Nature Climate Change prévoit que d’ici à 2100, les 5 % de villes les plus peuplées seront confrontées à des hausses de températures pouvant dépasser 8 °C (Le Monde daté du 31 mai) si rien n’est fait pour lutter contre cet effet d’ICU qui amplifie les phénomènes caniculaires.

« Stratégie d’adaptation au réchauffement climatique »« Le but de l’étude était de trouver des solutions aux îlots de chaleur et de construire une stratégie d’adaptation au réchauffement climatique, explique Célia Blauel, maire adjointe chargée de l’environnement. Nous avons renversé la logique des ICU pour identifier et développer des îlots de fraîcheur. »

Réalisée entre 2014 et 2016 par la Mairie et l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR), l’étude a cherché à analyser très précisément le rôle thermorégulateur des espaces verts et des milieux humides. Concrètement, une campagne de mesures météorologiques au sol a été menée à l’été 2014 sur divers types d’espaces végétalisés : parcs, « petite ceinture » ferroviaire, canal Saint-Martin, toiture végétalisée. Elle a été complétée par des survols thermographiques de Paris en avion en conditions estivales...

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