Accueil Revue de presse « Nager dans la Seine, ce n’est pas impossible »

« Nager dans la Seine, ce n’est pas impossible »

logo-jddLe Journal du dimanche - 05-09-15

Pour la première fois depuis soixante ans, une centaine de nageurs plongent dans le bassin de la Villette dimanche matin. Avant un retour de la baignade grand public?

Des nageurs plongeant dans le bassin de la Villette : on dirait une image du siècle précédent, quand les ­Parisiens se baignaient encore en pleine ville, dans la Seine et les canaux, ce qui ne fut plus permis après 1923 ; une interdiction toutefois non respectée jusque dans les années 1950.

Mais ce grand plongeon s'est déroulé dimanche, dans le 19e. 153 nageurs ont enfilé la combinaison pour deux kilomètres de crawl dans les eaux de l'Ourcq, sur 1 et 2 km, en contre-la-montre. "C'est un signal fort. Nous sommes des pionniers du retour de la nage en eau libre à Paris. Nous espérons renouveler ce premier essai avec des milliers de participants l'an prochain", explique Laurent ­Neuville, ancien nageur de haut niveau, organisateur de l'événement pour l'association Paris Swim. En 2012, 3.500 nageurs s'étaient inscrits pour la Traversée de Paris, une course dans le fleuve parisien. Mais l'Autorité régionale de santé (ARS) avait émis un avis sanitaire défavorable, au vu des prélèvements effectués dans le fleuve.

"Une amélioration très nette de la qualité des eaux"

Au printemps 2013, c'était l'épreuve de natation du triathlon de Paris qui sombrait dans le refus. En cause : la qualité des eaux de baignade. Les flots ne doivent pas contenir plus d'une certaine quantité de germes pathogènes, limite fixée par une directive européenne de 2006. Ces germes, des entérocoques intestinaux et l'Escherichia coli (des indicateurs de contamination fécale), "peuvent entraîner, par contact, des pathologies liées à la sphère ORL (otites, rhinites et laryngites), à l'appareil digestif [gastro-entérite], aux yeux ou à la peau", précise l'ARS.

Mais on est à des brassées, aujourd'hui, des années 1980, lorsque la Seine était fortement polluée. "Aujourd'hui, la réglementation sur les installations industrielles et les investissements des villes dans le traitement des eaux usées ont permis une amélioration très nette de la qualité des eaux , précise Célia Blauel, présidente d'Eau de Paris et adjointe à la Maire de Paris chargée de l'Environnement, le taux d'entérocoques et de e-coli a été diminué par cent en quelques années."

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